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Roger
Francart de Gayttitude-Psychologie nous répond :
Gayfrance : Comment est née Gayttitude-Psychologie ?
Roger Francart : Gayttitude-Psychologie est née d’une vraie volonté d’aider
les personnes en difficultés psychologiques. Notre but n’est pas de faire
un racolage de clientèle pour des professionnels mais d’aider et d’orienter
des personnes en désarroi vers des psychologues, des psychothérapeutes et
des psychanalystes qui sont un peu plus sensibilisés sur les problèmes liés
à l’identité sexuelle et à la genralité.
GF : Qui sont les praticiens qui travaillent pour vous ?
RF : Ce sont tous des professionnels. Certains sont membres de
l’association (ceux qui viennent animer les groupes) d’autres non.
J’insiste sur le caractère extrêmement sérieux de la chose. Nous demandons
les diplômes, les cursus etc avant de « recruter » un professionnel. De
plus, chaque praticien doit signer le code de déontologie (accessible par
tous sur le site). Nous nous engageons à ce que nos professionnels aient
une réelle formation.
GF : Quelques statistiques sur les gens qui vous contactent ?
RF : 95% d’hommes et très peu de femmes, seulement 5%. Comme quoi le
lesbianisme se vit aujourd’hui bien mieux que l’homosexualité masculine
dans notre société.
GF : Pouvez-vous nous parler de Gender ?
RF : Gender n’est pas encore très connu. C’est pour l’heure un grand
groupe de travail où se retrouvent des psys (au sens large du terme), des
hommes de loi (principalement des avocats), des philosophes et des
professionnels médicaux (chirurgiens, endocrinologues, urologues). Nous
essayons de mettre nos réflexions en commun sur le thème de l’identité de
genre et du transsexualisme. Notre objectif qui peut-être est utopique est
de tenter de faire exister une formation universitaire basée sur l’identité
de genre et le transsexualisme. Former des gens pour travailler sur ces
problématiques, en quelques sortes. Mais nous n’en sommes pas encore là, on
se réunit régulièrement et on essaye de mettre en commun nos réflexions sur
ces thèmes.
GF : L’évolution de Gayttitude-Psychologie pour 2005 ?
RF : Nous ouvrir encore plus largement. Continuer à travailler avec
d’autres et notamment avec différents espaces comme nous l’avons fait pour
le féminisme en fin d’année dernière ou comme nous le faisons actuellement
avec « L’espace du possible » sur un travail de réflexion autour du thème
des minorités (sexuelles, raciales ou religieuses).
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